Un hommage de l'art à l'histoire : Les Nymphéas de Claude Monet à l'Orangerie

Catégorie
CONFÉRENCE
Date
mercredi 7 novembre 2018 15:00
Lieu
Espace Miramar - Rue Pasteur, 06400 Cannes
Téléphone
04 93 38 37 49
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Espace Miramar à 15h

Commémoration : Centenaire Armistice 1918

  • Un hommage de l'art à l'histoire : Les Nymphéas de Claude Monet à l'Orangerie

Après avoir passé les quatre années de guerre dans son atelier de Giverny, Claude Monet  propose à son ami Georges Clémenceau de faire une donation à l’Etat français à l’occasion de la proclamation de l’Armistice. Il lui écrit le 12 novembre 1918 : « C’est peu de chose mais c’est la seule manière que j’ai de prendre part à la Victoire. »

Cette donation prendra place au Musée de l’Orangerie pour devenir ce lieu de mémoire qui porte aujourd’hui le nom de Salles des Nymphéas.

Claude Monet y a livré le combat de sa vie d’artiste, avec ses doutes, ses audaces, ses certitudes aussi qui deviendront le plus bel hommage que l’Art puisse rendre à l’Histoire. Une création pure, un Art total où le jeu du regard confond le monde réel, aquatique et céleste. Il s’agit du  Futuroscope de la peinture  qui offre un gage à l’avenir par le stratagème des reflets de l’eau qui se font surface, profondeur ou reflets : ceux-ci fonctionnent comme des boules de cristal qui font entrer le spectateur  en effraction dans l’histoire de son temps. Cette série lyrique décèle encore bien des messages pour notre contemporanéité que des artistes comme Matthieu, Masson, Pollock ou Matta ont déjà décryptés.

Mais le secret de l’Art, c’est la Vie !

En ce 11 novembre 1918, Monet avait compris que l’Armistice sonnait le glas aux heures du passé. Sa soif de créativité se réglait au rythme des cloches de la Victoire et sa donation magistrale devait en rendre gloire.

Devant l’ampleur du message de Monet, Masson dira : « Il me plaît de dire de l’Orangerie des Tuileries qu’elle est la Sixtine de l’Impressionnisme. » Ce à quoi, Michel Hoog qui en sera plus tard le Conservateur en Chef répondra : «  Les salles de l’Orangerie sont plus proches d’un cloître roman que d’une galerie de tableaux Impressionnistes. »

Aujourd’hui encore, la Salle des Nymphéas nous interpelle. Son histoire est celle du passé mais sa magie nous habite toujours.

 Intervenant : Anne DEVROYE  Conservateur du Musée d'art naïf Anatole Jakovski et du Musée des Beaux Arts de Nice, Diplômée de l'école du Louvre, Docteur en histoire de l'Art

 

 
 

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