Traditions Cannoises
(parcours) - Inscription possible à partir du 2 septembre 2026 à 09h00
1er RDV
Présentation du parcours puis « L’histoire de Cannes » par Marc Giuliano et Pierre Dagonnot
Lundi 2 novembre 2026 à 10h30
Salle de cours de Cannes Université
Le site de Cannes est occupé dès la préhistoire, puis fréquenté par les Ligures avant l’arrivée des Romains. À l’époque romaine, la région demeure en retrait par rapport aux grands centres du littoral méditerranéen. Dès le Ve siècle, les Îles de Lérins deviennent un foyer monastique important avec la fondation de l’abbaye de Lérins. Au Moyen Âge, Cannes reste un modeste village de pêcheurs placé sous l’autorité des moines, tandis que sa population subit les incursions des pirates sarrasins et les conflits régionaux. Aux XVIe et XVIIe siècles, la ville se fortifie peu à peu et développe ses activités maritimes et commerciales. Le XIXe siècle marque un tournant décisif avec l’arrivée de riches hivernants britanniques, séduits par la douceur du climat. Villas, palaces et jardins métamorphosent alors le village en une station balnéaire de renommée internationale. Au XXe siècle, la création du Festival de Cannes renforce encore son prestige mondial. Aujourd’hui, Cannes est l’une des grandes villes touristiques et culturelles de la Côte d’Azur, réputée pour son festival, son port, ses congrès et son patrimoine provençal et méditerranéen.
Marc Giuliano est un Cannois issu d’une ancienne famille locale engagé dans la préservation du patrimoine et des traditions de la ville en œuvrant à la transmission de son histoire et de son identité.
Pierre Dagonnot est historien, avocat et conférencier, spécialiste de l’histoire des îles de Lérins et du Masque de Fer. Descendant d’une famille établie à Cannes depuis le XVe siècle, il contribue à faire connaître le passé maritime et insulaire de la région à travers ses ouvrages et conférences.
2e RDV
La Chapelle Bellini, une belle histoire
Lundi 23 novembre 2026 à 14h30
Allée du Parc Fiorentina à Cannes
La Chapelle Bellini, propriété et atelier d'Emmanuel Bellini (1904-1989), est aujourd'hui un musée dédié à l'œuvre du peintre.
Cette chapelle est située dans le domaine de la villa Fiorentina, une célèbre villa à l’italienne de la fin du XIXe siècle. D'inspiration baroque, la chapelle est érigée en 1894 par le comte Vitali. Son style marqué, son clocher avec horloge et sa tribune intérieure avec escalier en bois en font une curiosité architecturale. En 1953, le peintre Emmanuel Bellini en fait son atelier.
Emmanuel Bellini était un architecte et un peintre autodidacte installé à Cannes des années trente jusqu’à sa mort en 1989. Il fut un artiste aux multiples talents (affichiste, caricaturiste, peintre), passionné des gitans et de l'Espagne. Sa peinture très colorée a des accents expressionnistes et fauvistes.
La chapelle est aujourd'hui un musée consacré à l'artiste et c’est sa propre fille, Lucette Bellini, née à Cannes rue d’Antibes en 1936, qui accueille les visiteurs avec convivialité. Lucette a toujours travaillé avec son père dans la chapelle et elle continue aujourd’hui à faire vivre le musée et l’œuvre de son père.
3e RDV
La chapelle Saint-Cassien, de l’Antiquité à nos jours
Lundi 14 décembre 2026 à 14h30
Butte Saint-Cassien, accès par aérodrome de Cannes-Mandelieu
La butte de Saint Cassien est une butte naturelle qui s’est formée avant la période diluvienne et qui a été aménagée par la main de l’homme.
Les recherches archéologiques effectuées à la fin du 19e siècle ont permis de mettre à jour des céramiques, des bronzes attestant une occupation à partir de l’extrême fin de l’Âge de Fer (IIe-Ier siècle avant JC) jusqu’au Haut Empire et l’Antiquité tardive. Des fouilles récentes ont permis de retrouver la voie aurélienne qui passait au pied de la butte.
C’est en 1366 que la butte alors appelée Mont Arluc prit le nom de Saint Cassien lorsque le pape Urbain V soumet Lérins aux religieux de Saint Victor de Marseille, abbaye fondée par Saint Cassien. En 1675 une nouvelle église est construite, consacrée à Saint Cassien et devient un centre important de pèlerinage. Le 23 juillet, fête du Saint patron, les Cannois, les Grassois, les Rouquetans et Capitoulans se donnaient rendez-vous pour une grande fête mêlant le sacré et le profane.
À la Révolution française, les biens religieux sont confisqués et mis en vente aux enchères publiques. C’est la colère et l’opiniâtreté de nombreuses familles cannoises qui arrivent à arracher l’achat de la butte et de sa chapelle aux Grassois.
À l’initiative de l’Association des Descendants des Anciennes Familles cannoises, le site a été classé le 4 août 1936 parmi les sites et monuments naturels de caractère historique, scientifique, légendaire et pittoresque. En 1970 ces descendants propriétaires de Saint Cassien en font don à la Ville de Cannes et les clés sont remises à Maître Vouillon, alors Maire de Cannes, en février 1971.
Saint Jean Cassien est né entre 350 et 360 en Roumanie et mort en 434 ou 435 à Marseille. Il est contemporain de Saint Honorat (375-430). C’est le Père du monachisme en Provence. Il a été reconnu saint par Gennadius de Marseille, prêtre catholique et historien du Ve siècle, dès 470.
Martine Lacroix est la présidente du Comité de la Fête Patronale de Saint Cassien et de l’Association des Descendants des Anciennes Familles cannoises (ADAFCa).
4e RDV
« La langue provençale dans l’histoire de Cannes » par Gilles Désécot
Lundi 25 janvier 2027 à 10h30
Salle de cours de Cannes Université
Cannes est historiquement une ville provençale. Les Cannois parlaient le provençal (dialecte maritime), langue dont le plus grand représentant culturel est Frédéric Mistral (1830-1914) qui créa le Félibrige en 1854, entouré d'autres figures majeures comme Roumanille, Aubanel et quatre autres poètes provençaux.
Ce cours sera mené par Gilles Désécot, agrégé de l’Université, Majoral du Félibrige, Président de l’Escolo Felibrenco de Lerin, traducteur et figure importante de la transmission contemporaine de cette langue dans les Alpes-Maritimes.
De son histoire encore bien présente avec les fêtes traditionnelles en passant par ses grands auteurs cannois, Gilles Désécot brossera un tour d'horizon passionnant de cette langue toujours bien vivante.
5e RDV
Les Pénitents en France, histoire des confréries niçoises et cannoises
Lundi 15 février 2027 à 14h30
Chapelle de la Miséricorde, marché Forville à Cannes
Depuis plus de huit siècles, les confréries de pénitents constituent une expression originale de la foi chrétienne laïque dans le Midi de la France. Nées entre les XIIᵉ et XIIIᵉ siècles, elles rassemblent des hommes et des femmes désireux de vivre leur engagement spirituel à travers la prière, la charité et le service aux plus démunis. Leurs membres se distinguaient notamment par le port d’un habit de couleur – blanc, noir, rouge, bleu ou gris – dont la symbolique variait selon les lieux et les traditions.
Ces confréries ont longtemps joué un rôle essentiel dans la vie des communautés locales et en particulier à Cannes qui comptait trois confréries de pénitents : assistance aux malades, accompagnement des défunts, soutien aux pauvres et organisation de processions religieuses.
Après un essor remarquable aux XVIᵉ et XVIIᵉ siècles, les confréries ont traversé les bouleversements de la Révolution française avant de connaître, pour certaines, un renouveau patrimonial et spirituel jusqu’à nos jours.
Cette visite-conférence propose de découvrir l’histoire, les missions et les traditions de ces associations souvent méconnues, qui témoignent d’un riche héritage religieux, culturel et social. À travers des exemples locaux et régionaux (des confréries sont encore actives à Nice), elle mettra en lumière leur influence dans la construction de l’identité provençale et méditerranéenne.
Paul Simonet, Cannois passionné d’histoire locale et de patrimoine religieux, consacre depuis de nombreuses années ses recherches à la mémoire des traditions et des confréries du Midi de la France.
6e RDV
« Les Mémoires Bocassiennes » projection et rencontre avec la réalisatrice Caroline Tracanelli
Mardi 15 mars 2027 à 14h30
Médiathèque de la Verrerie, 9 rue Marco del Ponte à Cannes La Bocca
Le documentaire « Les Mémoires Boccassiennes » est avant tout une aventure humaine. Le long-métrage s’immisce au plus près des habitants. Ces derniers se confient sans tabous sur leur vécu. Toute l’histoire du quartier de la Bocca est retracée de sa création en 1856 par Joseph Barthelemy qui fonda la Verrerie jusqu’à la démolition de cette dernière.
En plus d’un intérêt culturel régional, il revêt aussi une portée internationale. En effet, le film s’intéresse aux différents flux migratoires qui ont permis à ce quartier de grandir. Russes, Italiens, Arméniens ont ainsi peuplé ce lieu au fil des années. Certains descendants sont encore là et témoignent de ce vécu.
INTERVENANT :
Marc GIULIANO| Disponibilité | Il reste 24 places |
| Tarif | Adhésion annuelle + 120,00€ |
| Thème | Histoire |
| Nombre de séances | 7 séances de 1h30 |
| Jour | Lundi |
| Heure | 10h30 |
| Lieu | Cannes Université |
| Dates | 02/11/26, 23/11/26, 14/12/26, 25/01/27, 15/02/27, 15/02/27, 15/03/27, 13/04/27 |