L'avenir de la famille

Disponibilité Il reste 1000 places
Tarif

Thème Sciences humaines et sociales
Date 20 mars 2021
Heure 17h30
Lieu

Intervenant (s)

BOUZOU Nicolas

Économiste libéral et essayiste français. Habitué des médias, il est aussi membre de think thank ou entrepreneur. En 2017, il publie Le travail est l'avenir de l'homme, dans lequel il aborde notamment la peur du chômage induite par l'arrivée des robots et de l'intelligence artificielle.

Description

A suivre sur la page https://www.facebook.com/CannesU
Dans le cadre de la 6è édition des Printemps
Au programme : un thème et trois conférences gratuites en digital et en direct
Les intervenants s’exprimeront tour à tour sur les valeurs de la famille, son histoire, son devenir face à l’égocentrisme ambiant et à l’exigence de liberté des individus aujourd’hui, sur les liens et la distance qu’entretiennent ses membres.

Laurence Vanin, philosophe
Famille : les liens et la distance.
Quand les circonstances exigent de se tenir à distance et que, lorsqu’elles ne le nécessitent pas, nous n’entretenons pourtant pas de liens de proximité avec les nôtres. Les paradoxes de l’affectivité.

Marie-Claude Melliès, historienne des civilisations
Intimité familiale dans l’Antiquité « Bible, Égypte, Grèce et Rome »
La plupart des cultures ont mis l’instauration du couple à l’origine de la civilisation. Lorsque la tribu familiale se fixe, il y a un héritage à transmettre : la question de la succession se pose et le but du couple sera la transmission. Mythologie et religion ont toutes leur idée sur l’émergence de la vie à deux, mais petit à petit le mariage réglementé et contractuel apparaît : pour être légitime, l’enfant doit avoir désormais deux parents et non une seule mère. L’homme aurait hérité d’un ancêtre lointain l’institution du mariage nécessaire pour assurer la sauvegarde des petits après leur naissance. Quelles valeurs pouvaient bien leur être transmises ?

Nicolas Bouzou, économiste
L’avenir de la famille
Le capitalisme de l’hyperchoix fait de nous des enfants gâtés ne supportant plus la frustration ; des consommateurs, des employés, des électeurs structurellement infidèles. D’où notre difficulté à vivre en couple ― cette institution qui encadre notre liberté et gêne notre individualisme ― et le succès des applications de rencontres. Sommes-nous pour autant condamnés à l’infidélité et au divorce ? Faut-il être célibataire pour être heureux ? La PMA, la GPA et surtout l’extraordinaire progrès des biotechnologies modifient également notre rapport aux enfants et la façon dont nous procréons. Existe-t-il pour autant un risque d’« enfants sur commande » ? Ou au contraire une peur de procréer et un déclin démographique ? Mêlant économie, démographie et philosophie, Nicolas Bouzou démontre que la liberté sexuelle, l’extension de la PMA et la génétique nous offrent de nouvelles opportunités pour construire des familles basées sur l’amour. Dans cette période de destruction-créatrice inédite par son ampleur et sa vitesse, le couple et la famille sont peut-être même la « maison » la plus solide et la plus rassurante qui soit. Les conservateurs inquiets peuvent être rassurés : la famille résiste à tous les assauts. La modernité ne la tue pas, elle la renforce.

Philippe Muller, journaliste, orchestrera les débats

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