Patrie et identité
Simone Weil, au tout début de L'Enracinement, écrit : « On doit le respect à un champ de blé, non pas pour lui-même, mais parce que c'est de la nourriture pour les hommes. D'une manière analogue, on doit du respect à une collectivité, quelle qu'elle soit - patrie, famille, ou tout autre -, non pas pour elle-même, mais comme nourriture d'un certain nombre d'âmes humaines ». La patrie, nous dit la philosophe, est un besoin de l'âme en plus d'en être une nourriture indispensable. De quelle nourriture affective, sentimentale, morale, spirituelle, s’agit-il pour qu'on éprouve le besoin d'y revenir, et la souffrance d'en être privé, en particulier lorsqu'elle est humiliée ? Pour quelle raison l'atteinte au sentiment patriotique blesse-elle autant notre identité alors que nous pressentons bien la fragilité qui entoure ce sentiment ? Pourquoi accorder autant à ce qu'il est si facile de perdre et accorder si peu à ce que l'âme réclame ?
INTERVENANT :
François BESSET| Disponibilité | Il reste 300 places |
| Tarif | 10,00€ |
| Thème | Philosophie |
| Date | 26 mars 2027 |
| Heure | 15h00 |
| Lieu | Gilbert Fort |